Présentation
Allez, on change un peu, ce chenillard ne suit pas la tendance "une lampe après l'autre".

Vous en avez marre des chenillards ? Alors je vous propose d'aller visiter ce site, qui est une excellente alternative au mien.
Schéma
Quand on voit le circuit imprimé, on n'a pas l'impression que c'est si compliqué. Quel est donc ce tour de passe-passe ?

Le secret réside dans le transformateur d'alimentation et dans les ampoules L1 à L4, qui ne prennent pas place sur le circuit. Impressionnant, je l'avoue.
Fonctionnement général
Un oscillateur à base de NE555 envoi des impulsions régulières à un compteur de type SN7490 (famille TTL, ça change des CMOS). Le compteur dispose de quatre sorties qui attaquent directement des triacs, courageusement et sans passer par des transistors amplificateurs de courant. Il faut dire que sous une tension de 5 V, les circuits TTL en ont plus dans le ventre que les circuits CMOS (hors buffers et circuits d'attaque de ligne).
Alimentation
Encore une fois un grand classique, mais tout de même deux ou trois choses à dire.
- Premièrement en ce qui concerne le transformateur abaisseur de tension TR1. Le modèle préconisé ici délivre une tension de 9 V, mais vous pouvez aussi en prendre un qui délivre une tension de 6 V à la condition que le régulateur de tension U1 soit un modèle à faible tension de déchet (modèle LDO, Low Drop Out). Pourquoi ? Simple calcul théorique :
. Avec secondaire 6 V, tension redressée et filtrée = 6 * 1,41 - 1,2 = 7,26 V.
. Avec secondaire 9 V, tension redressée et filtrée = 9 * 1,41 - 1,2 = 11,5 V.
Pour rappel, un régulateur de tension classique réclame au moins 3 V de plus sur son entrée que la tension de sortie désirée (pour 5 V en sortie il faut au moins 8 V en entrée). - Deuxièmement, le pont de diodes constitué de D1 à D4 peut être remplacé par une seule diode, et dans ce cas on a affaire à un redressement mono-alternance. Pour le détail de câblage, voir page Alimentation secteur avec transformateur.
- Troisièmement, le régulateur de tension LM7805 peut être remplacé par une diode zener de 5,1 V / 1,3 W, associée à une résistance de limitation de courant de quelques dizaines d'ohm (par exemple 33 ou 47 ohms). Dans ce cas de figure, un transformateur qui délivre une tension au secondaire de 6 V est suffisant.
- Quatrièmement, ce n'est pas parce que j'ai donné les noms Ph (phase) et N (neutre) aux deux fils secteur, que la prise secteur est "polarisée". La liaison Ph peut très bien se trouver sur le neutre de votre installation, et la liaison N (masse du montage) sur la phase de votre installation. J'ai juste voulu que le schéma soit clair de ce côté là, parce qu'un mauvais mélange de Ph et N peut faire de drôles de choses.
- Dernièrement, détail le plus croustillant : une des bornes du secteur est reliée à la masse du montage (N = masse), ce qui le rend très dangereux dès qu'il est relié à la prise de courant.
Ca valait le coup d'en parler, non ?
Oscillateur / source d'horloge
Un classique NE555 fait l'affaire, mais on aurait pu aussi utiliser plein d'autres solutions à base de circuit intégré ou de transistor(s). L'unique potentiomètre RV1 permet de faire varier la vitesse de défilement des séquences lumineuses. Franchement, qu'ajouter à celà ? Ah oui ! Bien que le potentiomètre n'est pas directement relié à la masse / secteur, il est impératif de choisir un modèle isolé avec axe en plastique. On ne sait jamais.
Compteur
CD4017 ? déjà vu, il faut varier les plaisirs. C'est en revoyant mon schéma du compteur 003 que m'est apparue, lumineuse, l'idée d'utiliser un SN7490 pour faire ce chenillard. Certe, on a affaire à un comptage de type binaire / décimal, codage binaire qui tourne en boucle entre 0 et 9 et que la quatrième lampe est défavorisée par rapport aux autres. Mais bon, pourquoi pas, hum ? Je sais que ça ne vous fait ni chaud ni froid, mais le compteur SN7490 s'incrémente sur les fronts descendants du signal d'horloge. Ce n'est pas pour rien qu'il y a une petite boule sur le symbole du circuit, devant l'entrée CKA (broche 14).
Sorties puissance
Le pilotage des ampoules électriques est assuré par des triacs qui n'ont pas froid aux yeux, puisqu'ils n'en ont pas.

Ici, aucune isolation, la gachette des triac est directement reliée aux quatre sorties du compteur SN7490 avec tout de même une résistance de limitation de courant, faut pas pousser (R2 à R5). La broche A1/MT1 des triacs est reliée à la masse, c'est par rapport à cette référence que le triac va s'amorcer en présence d'une tension positive sur sa gachette G. Ce n'est paraît-il pas le meilleur mode de déclanchement des triacs, mais je m'en fiche parce que ça fonctionne avec les triacs que j'ai en stock.
Circuit imprimé
Réalisé en simple face avec un strap. Avec, également, un circuit imprimé.

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Mise en coffret
Le montage étant directement relié au secteur 230 V, la plus grande prudence s'impose. Le boîtier sera de préférence en plastique, et le câblage général devra être très soigné pour éviter que des fils se balladent après quelques voyages. Le transformateur sera de préférence un modèle avec étrier pour faciliter sa fixation, mais cela n'a rien d'obligatoire. Le fil appelé Ph correspond au point commun des quatre lampes L1 à L4, ce fil n'a pas besoin de passer par le circuit imprimé et peut aller directement de la prise secteur d'entrée vers les douilles ou fiches de sortie.
Comme d'habitude…
Historique
15/04/2013
- Première mise à disposition.